Le logo d'Air Liquide est visible à Paris
L'action Air Liquide monte mardi après des informations indiquant que le fonds activiste Elliott Management a pris une participation dans le spécialiste des gaz industriels, et l'exhorte à améliorer ses marges bénéficiaires.
À Paris, vers 07h55 GMT, le titre Air Liquide grimpait de 3,5% à 175,58 euros, contre un gain de 0,4% pour le CAC 40 au même moment.
Elliott Management est en contact avec le groupe français depuis plusieurs mois et appelle sa direction à mettre en œuvre des améliorations afin de mieux rivaliser avec ses concurrents, ont déclaré des sources à Reuters.
Le montant exact de la participation d'Elliott n'a pu être déterminé dans l'immédiat.
Elliott Management n'a pas souhaité s'exprimer. Air Liquide n'a pas répondu à une demande de commentaires.
"Bien qu'Air Liquide ne semble pas être une cible évidente pour une campagne activiste classique, (...) la combinaison du potentiel de création de valeur à long terme dans le cadre de la stratégie actuelle et de quelques ajustements éventuels impulsés par des activistes constitue une opportunité d’investissement potentiellement intéressante", remarquent les analystes de Bernstein dans une note publiée lundi.
"Une série de mesures à petite échelle pourraient être mises en œuvre pour renforcer l'argumentaire en faveur de l'équité sans pour autant modifier de manière significative la stratégie", ajoutent-t-ils.
Selon des analystes, l'écart de marge entre Air Liquide et son concurrent Linde s'est creusé ces dernières années, ce qui suggère que le plan d'optimisation opérationnelle de Linde a porté ses fruits, tandis que celui d'Air Liquide pourrait être amélioré.
Elliott Management, qui compte parmi les plus grands fonds activiste au monde, a récemment fait pression sur l'opérateur boursier London Stock Exchange Group et sur le groupe de logiciels de conception de puces électroniques Synopsys.
Entre 2018 et 2019, il avait également pris pour cible le groupe de spiritueux Pernod Ricard, dont il avait mis la direction sous pression en lui demandant plus de marges et une modification de sa gouvernance.
(Rédigé par Augustin Turpin, avec Svea Herbst-Bayliss)

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